FOXY BRONX

CHEMINS DE KATMANDOU (LES)

Parti à la recherche d’un père inconnu, organisateur de safaris pour milliardaires au Népal, un étudiant soixante-huitard désabusé tombe amoureux d’une jeune hippie junkie. Assistant impuissant jour après jour à la déchéance physique et mentale de sa belle, il n’aura de cesse de vouloir la sortir de cet enfer…

Une adaptation très en demi teinte du roman de Barjavel par André Cayatte, desservie par un romantisme un peu naïf, à des années lumières de la violence et de la désespérance de l’œuvre littéraire publiée en cette même année 1969.

Le film souffre en priorité du jeu assez médiocre des acteurs. Serge Gainsbourg mal à l’aise dans le rôle du méchant trafiquant de statuette et Jeanne Birkin assez peu crédible dans celui de la beatnik toxicomane. Elsa Martinelli et Renaud Verley, respectivement mère et fils, ne semblant eux-même pas vraiment beaucoup y croire, c’est bien l’ensemble du casting qui sonne particulièrement faux ici.

A des antipodes du débit monotone des interprètes, on prêtera en revanche l’oreille avec délice sur le soundtrack d’enfer brillamment orchestré par le duo d’exception Vannier Gainsbourg au sommet de son art.

Avec le recul du temps qui passe, ne se dégage plus des Chemins De Katmandu qu’un charme désuet, celui du parfum kitsch un peu rétro des paysages et temples de l’Inde et du Népal et des ambiances pop parisiennes de la fin des années 60. Kitsch encore, les quelques déviances flower power gentiment étalées à l’écran, même si on est quand même là bien loin du psychédélisme bollywoodien d’un Hare Rama Hare Krishna dont l’histoire n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle qui nous est comptée ici.

LES CHEMINS DE KATMANDOU

LES CHEMINS DE KATMANDOU

LES CHEMINS DE KATMANDOU

LES CHEMINS DE KATMANDOU

LES CHEMINS DE KATMANDOU